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Réduire la pauvreté par les TIC : l’approche de Global Voice Group

Bien que le but initial de la technologie ne soit pas de servir d’outil pour le développement, la technologie est devenue l’un des plus importants moteurs de changement[1].

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Un paysan africain se servant du mobile

 Au cours de la dernière décennie, la technologie a transcendé la pauvreté, la race et l’économie pour devenir un moteur d’amélioration des conditions de vie partout dans le monde. Plus de deux milliards de personnes ont maintenant accès à l’Internet et cinq milliards possèdent un téléphone mobile. L’usage croissant de la technologie numérique pourrait renflouer l’économie mondiale de plus d’1 billion USD, une somme dont l’impact le plus important se fait sentir dans les économies émergentes, selon une étude récente[2].

En dépit de ce gain, plus d’un milliard de personnes dans les pays en développement continuent de vivre dans l’extrême pauvreté, avec moins de 1,25 USD par jour[3]. Les technologies numériques peuvent-elles réussir à endiguer la pauvreté là où d’autres tentatives ont échoué ? Il nous faut trouver de nouveaux moyens de renforcer leur impact, à un coût réduit. Les progrès effectués dans les domaines de la technologie mobile et de la connectivité numérique fournissent des opportunités sans précédent de renforcer l’impact social et les retombées économiques, au profit de millions de personnes vivant dans les pays en développement, tout en impliquant de nouveaux acteurs dans le processus de développement.

La « numérisation » des économies en développement pourrait entraîner une augmentation de
4,1 billions USD du PIB, au profit des 3,9 milliards de consommateurs les plus défavorisés[4].   Des signes prometteurs se manifestent déjà en Afrique, où de nouveaux modèles commerciaux permettent à certains pays d’abandonner les technologies dépassées et de créer des solutions numériques pour les populations locales.

Global Voice Group (GVG) s’est donné pour mission d’aider les pays africains – comme le Ghana, la Guinée-Conakry, la République centrafricaine, la Tanzanie, le Rwanda, le Libéria, le Togo et le Congo-Brazzaville – à tirer profit du potentiel financier d’un secteur crucial de leur économie : les télécommunications.   La mise à profit des appels internationaux entrants en tant que mécanisme de financement innovant est devenue un aspect important de l’économie de ces pays.

Les solutions ultramodernes de gouvernance des télécommunications de GVG ont aidé ces pays à optimiser le revenu généré par le trafic international entrant, dans le but d’éliminer la fraude et de s’assurer que les opérateurs locaux et le gouvernement puissent percevoir leur juste part du revenu.

Les recettes publiques que les gouvernements de ces pays ont accumulées grâce aux appels internationaux entrants constituent un exemple probant des avantages des « mécanismes de financement innovant »[5]. Elles permettent aux gouvernements africains de prendre en main leur propre avenir socio-économique, par le biais de l’intégration intelligente des TIC. Il existe tout un éventail de possibilités génératrices de revenu qui peuvent étendre la portée de la connectivité numérique.   Ces dernières ne dépendent pas de l’aide étrangère et n’impliquent pas de dettes pour le gouvernement. Les revenus ainsi générés peuvent être utilisés afin de réaliser les objectifs de développement propres aux différents pays.

La Jamaïque finance l’accès universel à l’Internet

La Jamaïque est l’un des pays qui ont réussi à mettre la technologie au service de son développement. En effet, la Jamaïque finance l’accès universel à l’Internet par le biais d’une micro-surcharge sur les appels internationaux terminés sur toutes les lignes télécoms du pays[6].   Le renforcement de l’écosystème, en vue de permettre la participation à une économie numérique en pleine croissance, est un puissant moteur de création d’emplois et de prospérité économique dans les pays en développement.

L’approche basée sur le financement innovant pour le développement (FID) soutient les gouvernements dans leurs efforts pour atteindre leurs objectifs de développement en accord avec les priorités et besoins nationaux. Les gouvernements peuvent identifier de nouvelles sources de revenu qui peuvent être mises à profit et protégées par le biais d’une approche multi-partenaires. Les micro-surcharges ont le potentiel de déverrouiller des fonds substantiels en vue de financer de grands projets de développement, sans pour autant avoir d’impact significatif sur les fournisseurs de service.

L’innovation est nécessaire pour atteindre les objectifs ambitieux mondiaux en matière de développement. Dans la même mesure, il est temps pour les pays désireux de profiter d’une croissance continue et durable par le biais d’une assistance technique de faire preuve d’audace et de prendre les décisions qui les aideront à tirer parti des meilleures pratiques et de solutions de nouvelle génération.

[1] Kelly, Annie : La technologie peut renforcer l’autonomie des enfants des pays en voie de développement – si elle est utilisée judicieusement, Guardian, article sponsorisé par l’UNICEF.
[2] Accenture/Oxford Economics Strategy Paper: Indice de densité numérique : un guide pour la transformation numérique. Comment les gouvernements et les chefs d’entreprise évaluent et gèrent les stratégies numériques pour permettre une croissance d’1,36 billion USD.
[3] Définition de la Banque mondiale.
[4] Booz Allen Hamilton, troisième conférence internationale : financer le développement, du 13 au 16 juillet 2015, Addis-Abeba, Éthiopie.
[5] Tout mécanisme de financement autre que l’aide publique au développement (APD)
[6] Prélèvement de 0,3 USD par minute sur les appels internationaux entrants vers les lignes fixes et 0,2 USD sur les appels vers les lignes mobiles.

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