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Un potentiel énorme pour le marché des tablettes en Afrique

Thibaud Andre_2

Thibaud André, consultant pour Daxue Consulting et SJ Grand

Le marché mondial des tablettes s’est quelque peu essoufflé depuis quelques mois. Aujourd’hui, ce sont de nouveaux marchés qui montrent des opportunités énormes pour le développement de tablettes. L’Afrique possède ce potentiel, à condition de pouvoir adapter l’offre et la distribution. Nous en avons parlé avec JX Paulin, fondateur de Mysimax.

Une véritable demande en Afrique

Après quelques années qui ont vu un développement spectaculaire, le marché des tablettes doit maintenant faire face à la saturation de marchés où le taux d’équipement est presque optimisé. Cette situation, inédite depuis le lancement de l’IPad en 2010, pousse les consultants à s’intéresser à de nouveaux marchés.

Selon le cabinet de conseil Daxue Consulting, le marché des tablettes dans les pays émergents conserve une croissance de près de 150% en 2013, quand les marché matures ne dépassent plus les 30% de croissance annuelle. Dans cet environnement, les pays Africains représentent des marchés à grand potentiel. Développement technologique, croissance sociale, besoins de nouveaux outils dans certains secteurs primaires comme l’éducation ou la médecine,… les raisons de voir les tablettes s’installer sur ces marchés Africains sont nombreuses.

Ainsi, le développement technologique représente une des priorités des leaders africains actuels. Jean-François Mve, l’un des contributeurs du « Plan stratégique pour un Gabon Emergent », nous confiant notamment que « l’Afrique ne peut pas continuer à vivre dans l’ère du papier et du crayon. Le train de l’innovation est en marche en Afrique et la technologie tactile peut-être un symbole de cette évolution si il améliore nos écoles, nos administrations, nos hôpitaux… ».

De même, de nombreux projets innovants et tournés vers le développement technologique ont vu le jour en Afrique ces dernières années : “Silicon Savannah” au Kenya, “Hope City” au Ghana ou encore le forum « Accélérer le développement de l’Afrique » tenu le 13 mai dernier à Kigali et « New York Forum Africa » au Gabon.

JX Paulin, un investisseur apte à développer cette technologie en Afrique

JX Paulin a été l’un des plus actifs participants du New York Forum Africa. Engagé dans ce développement Africain, il a lancé en 2014 sa marque MySimax, qui a pour but de fournir des tablettes aux institutions Africaines, et de développé en parallèle des applications répondants aux besoins les plus urgents, comme l’éducation ou la santé. « Les pays émergents sont les marchés de demain pour les produits high-tech » nous confiait-il en mars. « Les africains veulent maintenant profiter de la même expérience technologique que leurs homologues européens et il serait absurde de ne pas leur offrir ce droit. D’autant qu’il rentre dans un processus de développement global du continent ».

Pourtant, le développement de tablettes en Afrique est directement lié au choix des collectivités et les marchés africains comportent de grandes différences avec les marchés sur lesquels les tablettes se sont développées.

« Ce serait une erreur de rentrer sur ces marchés sans un effort d’adaptation et de compréhension » ajoute JX Paulin. « Cela requiert des connaissances de l’environnement local. Il s’agit de se poser en pourvoyeur de haute qualité et de solutions adaptées et de donner accès à la technologie. En Afrique, cela peut seulement être possible au travers de partenariats avec des investisseurs locaux et des collectivités. Cela inclut les gouvernements, les administrations, les écoles et toutes les organisations relatives à la communauté publique ».

Créer des applications spécifiques aux besoins des pays africains : éducation et santé

Pour le moment, les tablettes sont principalement perçues comme adaptées à des moments de détente. Elles sont utilisées pour regarder des films, jouer aux jeux vidéo, surfer sur Internet ou même lire un livre électronique. Pourtant, lorsque l’on parle de développement technologique de l’Afrique au travers des tablettes, on parlera d’un usage adapté aux écoles, universités, hôpitaux ou administration.

« A l’école, les tablettes peuvent sont très intéressantes pour tous les directeurs ou les professeurs que l’on rencontre car elles représentent la parfaite alternative aux livres. En vérité, j’ai l’habitude de dire qu’elles peuvent remplacer le cartable en entier » s’amuse JX Paulin.

Les tablettes permettent de stocker tous le contenu éducatif sur le même support, mais également des contenus additionnels comme du matériel audio et vidéo. Cela donne des outils en plus, comme les moteurs de recherche, pour que l’étudiant puisse développer ses connaissances individuellement. Enfin, cela peut permettre de développer l’interaction avec les autres étudiants, au sein de la classe mais également avec des étudiants d’autres écoles, d’autres villes, voir d’autres pays.

L’enjeu ne se porte plus uniquement sur la vente de tablette mais sur une gamme complète de services et d’applications qui peut être mise en place selon l’environnement visé. En Afrique, par exemple, il y a tout un ensemble de secteurs qui partent, technologiquement parlant, de presque rien dans la majorité des pays. « Une entreprise qui veut vendre des tablettes dans nos pays doit offrir des applications spécialement conçues pour nos besoins, selon les secteurs sur lesquels nous avons des besoins » nous précise Jean-François Mve. Il ajoute ensuite que « l’éducation, la santé, le commerce et la sécurité civil sont des secteurs sur lesquels des applications peuvent connaitre le succès ici ».

Ainsi, il est évident que les appareils technologiques, comme les tablettes, doivent être développées dans le même temps que des applications spécifiquement créées pour l’environnement visé. Ces applications doivent être faciles à prendre en main, adaptées aux spécificités culturelles, et surtout intéressant pour une gamme de secteurs comme la médecine, la pharmacie ou les administrations publiques.

JX Paulin conclu en affirmant être “très confiant à propos de l’expansion des tablettes dans un futur très proche. Cela peut apporter de la haute-technologie et des applications éducatives pour les universités, les gouvernements, les cliniques, etc… J’estime que ces applications sont le levier de ce développement ».

Faire face à la passivité des autorités locales

Le développement de tablettes montre un réel potentiel en Afrique. Cependant, il va également rencontrer des obstacles liés aux spécificités de chaque société Africaines. Par exemple, certains pays Africains ont des problèmes de réseau électriques, ont des besoins primaires semblant éloignés du développement technologique et principalement de la lenteur des administrations et des processus. C’est pourquoi la stratégie de prospection de ces marchés doit être adaptée à la situation locale.

Diffuser la technologie des tablettes en Afrique peut-être utile et couronné de succès si cette technologie apporte une plus-value à la population pauvre et non pas si elle est seulement utilisée par les plus riches élites. Mais on se rend souvent compte du contraire. Les technologies sont bien sûr plus faciles à obtenir pour les plus riches et même si l’accès est donné à tout le monde, cela reste couteux d’installer, de gérer, de maintenir et de renouveler cette technologie. Surtout, l’usage va être beaucoup plus intuitif et porteur de sens pour les personnes ayant déjà bénéficié d’une éducation supérieure.

C’est pourquoi l’implantation de tablettes ciblant les étudiants ou les services collectifs et les administrations doit être soutenue entièrement par les autorités locales. Cela inclut l’achat, la distribution et l’assistance dans la prise en main des appareils.

Ainsi, comme nous le dit JX Paulin, “la principale cible d’un nouvel entrant sur ce marché doit être les administrations locales, les gouvernements et toutes formes d’autorités. Ce sont avec toutes ces entités que nous avons déjà créé des liens forts et que nous négocions tous les jours. Mais si un gouvernement reste passif, ne comprends pas que l’Afrique est prête à s’éveiller à ce type de technologies et ne veux pas favoriser ce genre d’investissements, le succès n’est pas possible et nous ne nous attardons pas ».

En effet, il y a toujours un manque dans la perception de ces investissements dans certains pays Africains, en dépit de l’avantage considérable pris par les pays qui ont déjà lance ce type de projet technologique.

Les tablettes n’ont pas besoin de structures technologiques existantes et peuvent apporter de l’aide dans des secteurs partant de zéro. De plus, avec l’application adéquate, elles ont montré leur valeur dans des secteurs comme l’éducation et la santé qui sont parfois délaissés. Pourtant, le principal obstacle à son développement en Afrique, et de façon plus général au développement technologique dans certains pays du continent, reste le manque de soutien et d’audace des autorités et de certains gouvernements.

Ainsi, si l’Afrique représente une terre de développement vaste pour le marché des tablettes, des questions demeurent : est-ce que tous les pays se sentent prêt à s’engager dans le process de développement technologique ? Est-ce que les tablettes pourront jouer leur rôle dans l’éducation et la progression sociale en Afrique ? Ces questions sont cruciales pour des investisseurs comme JX Paulin, qui souhaite contribuer à ce développement et cette progression.

Thibaud André, consultant pour Daxue Consulting et SJ Grand

 

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