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2014: Une année décisive pour l’industrie des télécom

Adel_Belcaid

L’industrie mondiale de télécommunications s’attend à une année 2014 décisive durant laquelle les tendances des dernières années convergeront. C’est l’année qui différenciera les gagnants des perdants impitoyablement et sans équivoque. Nous croyons fermement que les acteurs qui définiront la nouvelle période de croissance de l’industrie, auront besoin de développer de nouvelles compétences radicalement différentes de celles qui ont assuré le succès durant le dernier cycle de croissance. L’année 2014 sera caractérisée par des niveaux sans précédents de choix caractérisés par une connexion omniprésente et un degré d’interactivité pour les consommateurs. Ainsi, les opérateurs auront besoin de nouvelles compétences afin d’assurer leur survie dans cet environnement dynamique et fluide.

Avant d’étudier les tendances qui caractériseront l’année 2014, il est impératif de faire le point sur celles qui ont défini l’année 2013 du point de vue télécom. A cause de la récession économique mondiale depuis 2009, la croissance organique de l’industrie s’est ralentie jusqu’en 2013. Aujourd’hui, le taux de croissance de l’industrie se rapproche graduellement des taux de croissance du PIB, indiquant la maturité global des télécommunications. A l’exception de l’Afrique qui maintient une croissance de plus 10% dans certains pays , les autres régions ont témoigné un taux modeste de croissance de ~3%. Ce taux fut encore plus bas en Amérique (1%) et l’Europe quant à elle, a connu une croissance plutôt négative. De plus, avec une concurrence plus agressive à cause de la prolifération des fournisseurs OTT (Over-The-Top) et l’élimination progressive des frontières entre concurrents et collaborateurs, on estime aujourd’hui qu’il y a plus d’un milliard de messages qui sont échangés quotidiennement sur Whatsapp. Par conséquent, certains opérateurs ont vu leurs recettes générées par les SMS à la baisse de 50%. Cette cannibalisation est surtout soutenue par une croissance de 10% dans l’adoption des smartphones, ce qui a engendré une perte annuelle de 1.2 milliard de dollars des recettes d’appels et de messages.

Face à cette concurrence sans précèdent, les opérateurs télécom choisissent la prudence et misent sur la réduction des coûts et l’optimisation de leurs activités opérationnelles afin de maintenir un certain niveau de profitabilité. De plus, l’infrastructure devenant de plus en plus comme une commodité, la différenciation se fait donc au niveau des services rendus. Par conséquent, plusieurs opérateurs ont élaboré des plans ambitieux de partage de réseaux afin d’optimiser les coûts et monétiser la capacité supplémentaire de leurs infrastructures. A titre d’exemples, Airtel est allée encore plus loin en sous-traitant son réseau à TDC, et British Telecom a sous-traité ses infrastructures IT. Enfin, certains opérateurs comme Orange et T-Mobile ont choisi l’option d’adopter une politique d’achat commune, en combinant leur stratégie d’achat. Cette prudence a aussi causé un ralentissement des opérations de fusions et acquisitions, puisque les grands groupes de Télécom se concentrent désormais sur la croissance des opérations existantes ou sur les marchés locaux, contrairement à la croissance inorganique issues des acquisitions et expansions internationales qui se sont produites ces dernières années.

Bien que les opérateurs télécom aient réussi à aligner leurs structures de coûts au ralentissement économique, ils se sont beaucoup moins bien débrouillés dans l’innovation de leurs services. Ils sont probablement les seuls acteurs de la chaîne de valeurs dans le secteur des TICs à ne pas avoir connu d’innovation majeure à leur compte. Par ailleurs, d’autres acteurs ont réussi à faire des changements et ont révolutionné leurs services et leurs modèles de conduite du business. A titre d’exemples, les entreprises Internet tels que Google, Facebook, Skype et autres,, ont dépassé le modèle de fournisseur de contenu unilatéral pour fournir des produits et des services capables de faire concurrence aux opérateurs télécom. De la même manière, les fabricants d’appareils ont connu leur part d’innovation grâce à l’introduction des smartphones et des systèmes d’exploitation révolutionnaires sur lesquels ils opèrent. Samsung, Google et Apple, classés parmi les meilleures compagnies novatrices mondialement, allouent un pourcentage considérable de leurs recettes de ventes à la recherche et au développement (R&D), et présentent un plus grand nombre de demandes de brevetage. Le renforcement de la protection des brevets dans le domaine des TICs, au sens large du terme, est devenu un élément très important pour les entreprises ; Ce qui a d’ailleurs entrainé non seulement une croissance sans précédent du nombre de procès sur les brevets dans le monde entier, mais a aussi été le facteur principal derrière plusieurs acquisitions conclues au cours de ces dernières années. Enfin, les fabricants d’infrastructure réseau, font eux aussi partie du processus d’innovation des TICs. L’introduction de nouveaux produits tels que les systèmes de contrôle du trafic et les small cell ouvrent des opportunités pour des modèles novateurs dans le secteur. De même, les solutions telles que le Cloud Computing et le M2M font partie des nouveaux services assurés aux entreprises.

Dorénavant, les opérateurs télécom devront observer trois tendances principales qui changeront radicalement les dynamiques du marché et qui dicteront la stratégie qu’ils doivent adopter s’ils veulent survivre dans ce nouvel environnement.

TélécomLes coûts des opérateurs augmenteront plus rapidement que la prédisposition des abonnés à payer

Les coûts des opérateurs continueront à augmenter plus rapidement que la volonté des abonnés à payer. Durant le deuxième trimestre de 2013, plus de 30% des lignes haut débit en Europe de l’Ouest étaient dotées d’un débit supérieur à 30Mbps, sachant que ce pourcentage pourrait augmenter avec la maturité des technologies du câble et de la fibre. Cette demande pour un plus haut débit va de pair avec l’augmentation du trafic Internet, qui augmente les coûts des opérateurs. Les opérateurs continueront donc à investir dans le déploiement de lignes haut débit fixes et mobiles. Par contre, le retour sur l’investissement en infrastructure haut débit sera limité, car les abonnés s’attendront à des frais d’abonnement constants malgré l’augmentation du trafic et de la consommation de débit.

Les Appareils intelligents et connectés seront indispensables

Ces appareils se propageront rapidement. Le nombre d’appareils connectés était estimé à a 0.5 milliard en 2003. Aujourd’hui, il existe deux appareils connectés par personne, et ce nombre augmentera à 6 ou 7 au cours des prochaines années. Ces appareils seront connectés aux différents réseaux (4G, WiFi, NFC, etc.), et seront dotés de solutions capables de détecter l’environnement (GPS, Accéléromètre, etc.) dans lequel ils se trouvent, et consommeront peu de batterie. Ils seront aussi dotés de kit mains-libres contrôlés par la voix et les mouvements. Cette prolifération d’appareils de tous genres équipés de senseurs alimentera le désir de tout mesurer, en commençant par les performances sportives (course, natation,…), le contrôle des conditions médicales (glycémie, rythme cardiaque,…) et allant jusqu’à la mesure de l’environnement ambiant (Google glass, smart bands, smart meters, e-cups, écrans d’affichages flexibles,…).

La numérisation trouvera sa place dans la vente de détail et le commerce

Grâce aux réseaux fournissant des connexions plus rapides, les terminaux connectés de haute performance, la culture numérique des consommateurs et les gigantesques volumes de données, tous les ingrédients seront disponibles pour enfin lancer la numérisation, notamment dans la vente de détail et le commerce. En effet, les consommateurs s’attendent à une expérience de shopping hautement personnalisée, convenable, sure et émotionnelle. Il semble donc que l’infrastructure nécessaire est désormais en place, permettant des offres personnalisées, des solutions de shopping accessibles à n’importe quel moment, des transactions sures et fiables, ainsi qu’une expérience émotionnelle et amusante que les consommateurs peuvent évaluer et partager sur les réseaux sociaux en temps réel. Une telle expérience se fait de plus en plus sur des appareils mobiles, sachant que le trafic internet sur ces appareils constitue aujourd’hui près de 30% du trafic total d’internet, et les recherches internet effectuées à partir des mobiles dépassent celles faites à partir des ordinateurs portables. Grâce à l’espace numérique de vente de détail Nike+FuelStation, Nike fut parmi les premiers à concevoir une nouvelle vision de ce qu’un espace de vente est, offrant ainsi une expérience connectée et engagée aux clients et enthousiastes de sport. Nous continuerons de voir des initiatives de ce genre en 2014 et au-delà.

Ces tendances imposeront des changements radicaux dans l’environnement télécom actuel. Les consommateurs trouveront moins de valeur dans les produits de connectivité, et préfèreront le modèle libre au modèle contractuel. La valeur principale ressortira de la numérisation de l’expérience des consommateurs, rendue possible grâce à la prolifération des appareils connectés. Dans ce nouvel environnement, nous pensons que du marché global des télécoms se dégageront trois scénarios possibles.

Scenario 1: Règne de l’Internet/OTT

L’accès au réseau deviendra une commodité, à cause de l’augmentation rapide des pressions technologiques et règlementaires. Les acteurs OTT -réduiront davantage les marges des opérateurs et deviendront les seuls gagnants à long terme. Ces acteurs pourront lancer de nouvelles offres pour revendre la connectivité des opérateurs en paquet avec leurs produits et services. Les opérateurs télécom investiront dans le développement de meilleurs réseaux hybrides afin d’assurer des recettes viables de la connectivité.

Scenario 2: Concurrence dégroupée

Les opérateurs parviendront à maintenir la valeur de l’accès omniprésent, intègre et fiable et feront face à l’émergence des acteurs OTT. Les meilleurs opérateurs seront les meilleurs partenaires des acteurs OTT etTIC, et investiront pour assurer les meilleures plateformes d’intégration avec eux, tout en assurant un réseau de bonne qualité. Dans ce scénario, la valeur du marché sera distribuée de façon stable entre les fournisseurs de connectivité et les acteurs OTT. Les plus grands perdants seront ceux qui continueront à refuser ce type de partenariat.

Scenario 3: Paradis Numérique des Opérateurs Telecom

Les opérateurs bénéficieront de l’explosion des appareils connectés, et créeront de la valeur en développant des solutions basées sur l’accès et la connectivité. Aussi, développeront-ils la chaîne de valeurs TIC et créeront de nouvelles applications ; ce qui leur permettra de devenir les partenaires de choix dans la vie du numérique. Dans ce scénario, les acteurs OTT se contenteront de quelques niches de marché.

En conclusion, en 2014, nous nous attendons à ce que les tendances majeures susmentionnées se concrétisent, et exigeront une meilleure clarification des rôles de chacune des parties prenantes. Ainsi, l’année 2014 sera celle des choix stratégiques afin de définir les directions futures pour les opérateurs dans un environnement concurrentiel différent et intensif. Il leur faudra choisir des modèles de business convenables ainsi que les marchés qu’ils aimeraient servir ou pas. Ces choix devront se baser sur leur capacité d’exploiter des compétences qu’ils possèdent et sur une vision claire des nouvelles compétences à développer pour les marchés cibles, pour une croissance organique ou à travers des partenariats stratégiques.

A propos de PwC dans les pays francophones d’Afrique

PwC développe dans le monde et particulièrement dans les pays francophones d’Afrique des missions d’audit, d’expertise comptable et de conseil créatrices de valeur pour ses clients, privilégiant des approches sectorielles.
Plus de 184 000 personnes dans 157 pays à travers le réseau PwC partagent idées, expertises et perspectives innovantes au bénéfice de la qualité de service pour leurs clients et partenaires.
Les entités françaises et des pays francophones d’Afrique membres de PwC rassemblent 5 000 personnes couvrant 25 pays.

PwC et Strategy& (ex-Booz & Company) proposent à leurs clients, dans le monde entier, des conseils en stratégie fournis par des experts qui saisissent les opportunités et les risques associés à la mise en œuvre, ainsi que l’expertise, en matière d’exécution, de spécialistes qui ont une parfaite maîtrise du contexte stratégique.

Auteurs:

Adel Belcaid, Principal, Strategy& (une entité de PwC; ex Booz & Company)

Mohamed Dembélé, Director, PwC Maghreb & Afrique Francophone

Article paru dans Reseau Telecom N°72

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