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La place des TIC dans l’agenda 2063 de l’Union Africaine

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Dans le cadre des festivités marquant ses 50 ans d’anniversaire,  l’Union Africaine (UA) a organisé – du 4 au 6 décembre 2013 à Addis Abeba –  African ICT week 2013, une rencontre de haut niveau dans le domaine des TIC. L’objectif de cet évènement était de faire le point des acquis actuels, dresser la liste des problèmes à résoudre et motiver les leaders à avoir une vision commune du développement de l’Afrique par les TIC d’ici à 50 ans. Voici ce qu’il fallait retenir des échanges ayant eu cours lors de cet important rendez-vous.

Au début des années 2000, la téléphonie mobile concernait moins de 5% de la population africaine, il n’y avait pas plus de 1% d’africains qui avaient un ordinateur et à peu près 1,6% avaient accès à internet. Aujourd’hui, l’Afrique a «63,5% de pénétration au cellulaire et 16,3% d’utilisateurs internet», selon les derniers chiffres de l’Union Internationale des Télécommunications – UIT, rappelé par Soumaila Abdelkarim, le Secrétaire Général de l’UAT. Ce saut qualitatif reste tout de même en dessous de la moyenne comparé au reste du monde. Par exemple, seulement 6.7% des ménages utilisent internet. Pour AfriNIC, représenté par son Directeur Général Adiel Akplogan, l’Afrique doit accroitre sa présence sur la toile. Il a indiqué que parmi les utilisateurs d’internet on ne compte que 8% d’africains alors que le continent représente 15% de la population mondiale. Aussi l’Afrique ne représenterait que 1% des ressources globales ipv4 et 35% des réseaux soit 289, de ceux qui ont réussi leurs migrations vers l’ipv6. Afin d’améliorer l’Indice de Développement Internet (IDI) de l’Afrique, l’UA encourage les états à adopter une politique nationale d’accès au large bande. Cependant sur 145 pays dans le monde, il n’y a que 23 en Afrique qui l’ont fait. Enfin, dans les 54 pays africains, on ne dénote que 22 points d’échanges internet en opération.

Le développement du génie technologique local.

L’Afrique a compris que son développement passe dorénavant par une place beaucoup plus importante des TIC sur la liste de ses priorités. L’eHealth, l’eAgriculture, l’eCommerce prennent le pas sur les notions traditionnelles de la médecine, l’agriculture et les échanges commerciaux. Cela se généralise à tous les domaines.

L’Afrique s’engage désormais à ne plus être le receveur universel des technologies et contenus étrangers. Les initiatives des africains dans la création de terminaux, d’infrastructures et de contenus sont encouragées. Des centaines de millions de dollars sont souvent dépensés dans le domaine des TIC sans que des entreprises africaines ne soient concernées. L’enjeu est de relever le niveau hiérarchique des échanges entre l’Afrique et le reste du monde. L’UA soutient le développement des IXP sur le continent. Il s’agit de ne plus internationaliser un trafic destiné à rester local et de réduire les temps de réponse élevés pour des échanges locaux.

L’harmonisation des régulations et de la gestion des dividendes numériques.

L’Afrique dispose dans ses différentes régions de cadres juridiques harmonisés sur la gestion du spectre de fréquences radioélectriques. Ces différents cadres juridiques permettent une gestion transparente et optimale des fréquences radioélectriques afin d’assurer leur disponibilité.

En effet, avec le développement de l’usage des TIC, la disponibilité des ressources rares devient problématique pour la couverture de la population et la couverture géographique.

Cependant, une solution de ce problème se présente de façon idoine grâce au processus de migration vers la télévision numérique terrestre (TNT) qui permettra de dégager, au bout du processus, des dividendes numériques aussi bien dans la bande VHF que UHF. Les dividendes numériques sont issus de la valorisation des bandes de fréquences radioélectriques libérées par la TNT. Ainsi, ces bandes précieuses seront utilisées pour la fourniture des services de Télécommunications de troisième et quatrième génération.

L’UA encourage les états à une régulation qui défend de façon plus acharnée les intérêts des populations et  engage ses membres à une meilleure gestion des ses dividendes numériques

La gouvernance de l’internet et la cyber sécurité.

L’Afrique manque crucialement de compétences locales pour lutter contre les cyber criminels. L’Afrique perd 187$/personne chaque jour à cause de cette menace. Un pays comme le Kenya reçoit 1 000 attaques via internet par jour. Parce que tout le monde y est concerné, l’UA milite activement pour une cyber sécurité maximale sur le continent. La cyber sécurité, a rappelé Maktar Seck de l’UNECA, n’est pas une question nationale. «Quelqu’un qui est en Éthiopie peut mener une cyber attaque au Kenya. Il faut s’appesantir rapidement sur le cadre règlementaire et développer les infrastructures et les services avec un niveau de sécurité requis» a t-il proposé. Toujours selon lui la recherche est fondamentale. Cette recherche permettra d’établir des bases de données et prévenir plus facilement les menaces.

L’e-terrorisme est aussi l’autre menace majeure dans la lutte pour une cyber sécurité. Des organisations terroristes comme Bokoharam, AQMI, Mujao, Al Shabab se sont infiltrés sur internet et y font couramment leurs revendications et recrutements. Les attentats du Westgate, ont fait perdre à l’économie kenyane, selon certaines estimations, près de 200 millions de $.

La modernisation des postes.

Il y a 50 ans les postes regroupaient tous les services de télégraphie, de téléphonie analogique et de fax. Le service postal, bien qu’étant sinistré dans la plupart des  états, a connu une métamorphose réelle. Pour assurer la survie de ce secteur stratégique, l’Union Africaine compte sur implication forte de ses membres dans l’Union Postale Universelle (UPU). Elle milite pour une meilleure collaboration entre les différentes postes. La poste de demain doit avoir 3 dimensions – physique, électronique et financière. En un mot la poste en Afrique sera le principal fournisseur des E-services. A savoir le transfert d’argent, les courriers hybrides, l’eCommerce, l’eGouvernment, le tracking et le traçage internet ainsi que l’accès aux services de courriers électroniques (e-mails).

50 ans, n’est ce pas loin?

Le développement de l’Afrique dans 50 ans est apparu à beaucoup comme un délai trop long. Aussi vu la rapidité d’évolution des TIC, il est quasi certains que les études et prévisions actuelles seront vite dépassées. De 2003 et 2011, l’internet s’est accru de 2527% en Afrique. Personne ne pouvait le prévoir. C’est à juste titre que le Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA) a prévu des objectifs à court, moyen et long terme jusqu’en 2040. Certains participants auraient souhaité avoir une planification des actions à accomplir jusqu’en 2020 avec des étapes claires à suivre. Aussi, dans la plupart des pays africains, rien ne peut être considéré comme acquis à cause de l’instabilité politique. Le Mujao, pendant la guerre récente au Mali, a détruit la plupart des équipements télécoms du Nord Mali. Laissant ainsi la moitié du pays sans possibilité d’échanger avec l’extérieur. Combien d’années faudra-t-il pour remettre les télécoms à niveau dans cette zone?

Enfin, les différents mécanismes mis en œuvre par l’UA pour réaliser son agenda 2063, apparaissent encore flous. Seront-ils pilotés par le NEPAD, l’UAT ou une autre institution qui verra le jour?

Conclusion.

L’African ICT week a montré la ferme volonté de l’UA de promouvoir le développement des TIC et  a renforcé leur rôle comme futur moteur de l’expansion économique de l’Afrique. Cet enthousiasme ne doit cependant pas cacher l’absence d’un plan clair de développement des TIC, avec une institution qui à des moyens de conduire ce projet.

3 questions à M. Soumaila Abdoulkarim, Secrétaire Général de l’Union Africaine des Télécommunications

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1. Pourquoi un agenda de 50 ans?

C’est une vision de nos Chefs d’État. Après 50 ans d’existence de l’UA, ils ont constaté comme nous, que la plupart des pays africains n’a pas atteint un niveau de développement satisfaisant comparé au reste du monde parce que ce développement n’a pas été planifié. Chaque État a fait à sa manière. Aujourd’hui, les chefs d’Etat se sont dit qu’il faut un agenda commun avec des propositions qui concernent 8 secteurs dont les TIC. L’un des secteurs est aussi la paix, il est bon de le rappeler.

L’UAT s’est appropriée cette vision en sensibilisant les États à y adhérer. Nous avançons à une vitesse rapide dans le domaine des TIC mais comparé aux autres nous sommes toujours encore loin. L’Europe par exemple, a atteint 100% de couverture large bande tandis que l’Afrique même en couverture mobile est encore loin.

2. Y a-t-il des moyens de contraindre les états à avancer ensemble vers les objectifs fixés?

L’UAT n’applique pas de contraintes mais procède plutôt à la sensibilisation. Nous laissons aux institutions de développement comme la SADC, la CEDEAO d’appliquer des contraintes. Cependant quand un état ne respecte pas un certain nombre d’ajustements, l’UA peut procéder à des sanctions. Ce qu’il faut retenir c’est que nous nous inscrivons comme des motivateurs de nos Etats, à adhérer à la vision d’une Afrique plus moderne en terme d’infrastructures et de services.

3. Un mot sur African ICT Week?

La célébration du cinquantenaire de l’UA par le African ICT Week, est un bon prétexte pour encourager les États africains à des initiatives. Je pense qu’il faudrait que chacun à la sortie de cet évènement puisse prendre des initiatives. Il faut organiser dans l’avenir dans chaque pays, une semaine des technologies de l’information et de la communication. Cela permettra à nos gouvernants de discuter de leurs politiques de TIC en présence d’officiels internationaux et du grand public. Il faudrait également que African ICT Week soit institutionnalisé. Je pense à un évènement annuel avec une meilleure implication du secteur privé.

Gestion des ressources critiques d’internet en Afrique : tous pour l’adoption de dotAfrica (.Africa).

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Dr Edmund Katiti, Head of NEPAD eAfrica Programme

Dans le système internet, il y a des noms de domaines qui ont été enregistrés. Vingt deux (22) sont classés dans la catégorie des gTLD (generic Top Level Domains). Se sont par exemple les .com, .net, .org, etc. Cependant, il y a quelques années, l’ICANN a demandé la création de nouveaux noms de domaines. Deux mille (2 000) candidatures ont été transmises et plus de 1 500 ont été approuvées dont le .africa (lire dot africa).

Selon Dr Edmund Katiti, Head of NEPAD eAfrica Programme, le projet dotAfrica donne une place privilégiée à l’Afrique sur internet. Les pays, les entreprises, les ressources de notre espace géographique commun, peuvent être dans un seul et même endroit. Sur dotAfrica, ils recevront un meilleur traitement que nul part ailleurs.

Dans le système international, les marques commerciales enregistrées sont protégées. De sorte que si un pays enregistre son nom comme une marque commerciale, personne ne peut l’utiliser le pays en question. En Afrique, la plupart des entreprises n’enregistrent pas leurs marques commerciales. Afin de leur donner une protection similaire, nous avons créé le Mark Validation System (MVS). Les entreprises et les individus peuvent s’approprier leurs noms commerciaux ou noms reconnus comme DNS sous dotAfrica. Par exemple : reseautelecom.africa, pour le magazine panafricain des télécommunications. Une vérification sera lancée auprès du pays du requérant pour s’assurer qu’il est bien connu sous ce nom. En cas de litige entre parties adverses, une enquête est menée pour s’assurer que le nom de domaine n’est pas spéculatif ou mal attribué. C’est une solution très avantageuse pour les PME. Ce projet est pour l’instant dans une phase d’information (notamment auprès des gouvernements, des chambres de commerce, des associations, des négociants, etc.) pour une prise de conscience des enjeux d’avoir un nom de domaine reservé sous dot africa. L’Union Africaine a lancé une RNL – Reserved Name List, qui octroie aux gouvernements africains le privilège de réserver leurs noms de domaine (pays, collectivités, institutions, patrimoine culturel, etc.) dotAfrica avant que ces noms ne soient disponibles aux détenteurs de marques déposées, à la communauté internet et au grand public. Le dotAfrica sera lance vers la fin du premier trimestre 2014.

Ils ont dit à propos du African ICT Week

Bait Mohamed, Secrétaire Général du Ministère de la Poste et des TIC de l’Algérie

Cette rencontre était un espace d’échanges et de partage d’expériences. Les différents panelistes ont été au niveau dans leurs présentations et leurs propositions.

Lazare Edzogo, Programme Officer NEPAD

Le développement de l’internet est le seul moyen de réduire le chômage des jeunes sur le continent. Cet événement nous a donné la possibilité d’insister sur le développement de réseaux d’accès à internet. Il faut absolument qu’on inclus plus la prochaine fois le secteur privé.

Michael Hiruy, Founder and Managing Partner, ANDALEM

C’est une belle initiative. Il faut la faire un peu plus souvent en Afrique. Les TIC évoluent rapidement et avoir des échanges d’idées au niveau africain dans ce domaine est très important.

Ont collaboré à la rédaction de cet article:

  • Dr Héraclès Assoko, Directeur des affaires internationales, MPTIC de Côte d’Ivoire
  • Auguste Yankey, Senior Policy Officer, Infrastructure and Energy Division, Union Africaine

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